En remontant le Mékong…

CroisiEurope propose à quelques chanceux de remonter le Mékong depuis Hô-Chi-Minh-Ville jusqu’à Phnom Penh, puis la rivière et le Lac Tonlé Sap sur les pas d’Henri Mouhot et les vestiges d’Angkor. Un voyage inoubliable. C’est bien plus qu’une croisière. C’est un voyage spirituel ! Qui n’a pas rêvé un jour de remonter le Mékong au rythme lancinant des traditions ancestrales de l’Asie. Dix jours merveilleux pour découvrir, se régaler, méditer.

Hö-Chi-Minh Ville sera le point de départ de notre aventure. Construite par les Français en 1859, au début de l’ère coloniale, la ville a gardé un peu de l’atmosphère française qui la caractérise.

Il est temps d’embarquer à bord du bateau R/V INDOCHINE et d’y passer une nuit bien méritée, avant d’entrer dans le vif du sujet. Sujet du jour : Saigon, l’autre nom d’Hô-Chi-Minh. On visite bien sûr Cholon, le quartier où vit la moitié de la population : le marché, la Pagode Thiên Hâu, dédiée à la déesse de la mer. L’après-midi, nous découvrons le Musée National d’Histoire puis d’une fabrique artisanale de laques.

Retour au bateau et départ en navigation jusqu’au canal Chao Gao. Très tôt le matin, magnifique navigation jusqu’à My Tho par le canal de Chao Gao qui permet de passer de la rivière Saigon au delta du Mékong.  Ici, toute la vie s’organise autour des berges de cette voie d’eau. On y découvre toutes les activités trépidantes des vietnamiens autour de la pêche, la culture, le transport de marchandises….

Le Delta est composé de 4 bras principaux et de milliers de canaux grands et petits. Arrivée à  My Tho : «  La bonne herbe parfumée » selon la traduction est une ville tranquille et prospère connue pour ses nombreux vergers et jardins fruitiers. Le climat y est chaud et agréable toute l’année.  Sur la plus grande des îles, Thoi Son,  on déguste un merveilleux thé au miel ainsi que de fruits exotiques puis, on poursuit dans de petits sampans sur ce canal bordé de palmiers d’eau qui laisse apercevoir la vie des villageois. Puis, jusqu’à Vinh Long/Cai Be. La ville est située au centre des régions du delta, entre deux bras du Mékong.

A quatrième jour, on s’émerveille devant Sa Dec, célèbre pour son horticulture et surnommée le « Jardin de la Cochinchine » à l’époque coloniale. C’est ici que vivait Huyn Thuy Lê, le fameux “’amant” de Marguerite Duras.  On navigue ensuite vers Chau Doc, ville placée à la frontière entre le Cambodge et le Vietnam dont le territoire est devenu vietnamien il y a 300 ans. Située au cœur d’un gigantesque quadrillage de rizières, cette cité épouse les rives du Mékong. Les fermes flottantes envahissent les eaux. Chau Doc, très prospère, se développe autour de la pêche et de la pisciculture.

Après cinq jours de voyage, on arrive enfin à  Phnom Penh. Fondée en 1434, la capitale du Cambodge, avec la réhabilitation d’une partie de son patrimoine architectural, garde beaucoup du charme de la période coloniale française. Ne manquez pas le Palais Royal, cœur symbolique de la nation et l’un des plus beaux exemples d’architecture cambodgienne s’inspirant du style khmer classique, ainsi que la Pagode d’Argent, érigée en bois en 1892 puis reconstruite en 1962.

Le septième jour, découverte de Koh Chen, petit village dont les habitants se sont spécialisés dans le travail du cuivre gravé et argenté.Après une halte, traversée du village de Kampong Tralach Krom en char à bœufs par une petite route perpendiculaire au fleuve, au milieu d’un magnifique paysage de rizières.

Le lendemain, nous découvrons le port de pêche de Kampng Chhnang, à 90 km de Phnom Penh. La région est surtout connue pour sa poterie particulièrement archaïque qui alimente tout le pays et dont elle tire son nom (Kampong Chhnang signifie « port de la poterie » en khmer). Arrivée au port de Siem Reap, le neuvième jour, on se délecte de la visite du célèbre temple d’Angkor Wat, chef d’œuvre de l’architecture khmère. C’est le plus célèbre et le plus imposant de tous les monuments d’Angkor.

Il faut bien une journée entière pour découvrir ce petit paradis terrestre. On commence par la visite du Joyau de l’art classique Khmer, le temple de Banteay Srei, puis, le temple de Ta Prohm, datant de 1186, dédié à la mère de Jayavarman II. On explore ensuite Angkor Thom, vaste ensemble architectural auquel on accède par cinq portes monumentales, avec en son centre le Temple-montagne du Bayon, célèbre pour ses tours aux 172 visages de Bouddha.

Pour terminer ce fabuleux voyage, rien de tel qu’une petite flânerie dans l’enceinte de l’ancien Palais Royal où se trouve le sanctuaire de Phimeanakas, puis un peu plus loin, la terrasse des Eléphants et de celle du Roi Lépreux. Il faut malheureusement penser au retour. Comme moi, c’est sûr, vous aurez envie de crier : Angkor !

Stéphane Méréo