Du sable de La Baule au sel de Guérande

Les beaux jours sont là, prenez la Baule au bond et partez vous ressourcer sur l’une des plus belles plages de sable au coeur de la Côte d’Amour avec Vacances Bleues. Pour pimenter le séjour, laissez Guérande y mettre son grain de sel…

La plage Benoît était vide. Devant moi marchait ma guide. Elle avait un joli nom son agence : Les balades de Guidae. La Baule était blanche, le sable faisait un tapis et je suivais ma guide par ce beau samedi. Et oui, le dimanche c’est repos, on n’est pas chez les Soviets ! Elle parlait en phrases sobres de la station balnéaire, de sa naissance au XIXème siècle à ses frasques architecturales les plus récentes. Je pensais déjà qu’après le cimetière militaire britannique, on irait voir le phare de la banche et quelques villas Belle-Epoque. Mais d’un coup de pédale, elle rejoint le bord de mer. L’esplanade Lucien Barrière se transforme vite en esplanade Benoît. Les vélos filent entre l’océan et les belles propriétés avant de déposer leurs occupants à la Villa Caroline pour un repos bien mérité. De la chambre de cet hôtel-club trois étoiles, on n’a qu’à sortir sur le balcon pour s’enivrer d’embruns. La mer est à une longueur de terrasse. Une bande d’accueillants nous y attend impatiemment. On rit, on parle beaucoup, on veut tout savoir. Notre guide explique. La villa date des années 20 et en garde toutes les caractéristiques architecturales. On l’a construite sur la Côte d’amour, au plus près de la plage. Devenu depuis un hôtel paisible, elle continue de faire face au front de mer pour le plus grand bonheur des familles et des seniors qui apprécient ce cadre reposant. A peine nos hôtes ont débouché, en riant à l’avance, du champagne de France que ma guide repart pour un cycle et se met en danseuse pour rallier Guérande…. Quelques kilomètres seulement nous sépare de la sublime cité médiévale. Ville d’art et d’histoire depuis dix ans, la vieille ville se cache derrière une fière muraille de pierre. Elle est une des rares cités médiévales à avoir conservé ses remparts dans leur intégralité. Peu restaurée et pourtant excellemment bien conservée, l’enceinte fortifiée compte dix tours, quatre portes ainsi qu’une poterne tout au long de ses 1,434 kilomètres, soit deux cent mètres de plus qu’à Carcassonne. Derrière ses remparts, les commerces de bouche se disputent la place avec les échoppes de souvenirs au milieu du va-et-vient des touristes du mail aux douves en passant par la Collégiale Saint-Aubin. Pour mettre un peu de sel dans notre expédition, ma guide donne un dernier coup de rein vers le pays paludier. Je la suis comme je peux à travers ce paysage finement compartimenté. La petite route que l’on emprunte serpente entre les salines. Le vent ride la surface de l’eau à l’air immobile. Je l’entends même siffler. Ma chambre à air se vide et tous les cyclistes sont partis. Sans pompe ni rustine, le cycle s’arrête là. Une panne magique au coeur des salines. Et puis, je reste seul avec mon guide…

Sébastien Dieulle

Les ballades de Guidae – Tel : 02.52.41.00.07 / 06.301.00.301 www.baladesguidae.com