Cambodge, la khmère patrie !

Le Cambodge garde une place à part dans le cœur des Français. T.U.I nous emmène dans l’ancienne Indochine, d’’Angkor, la cité grandiose des Khmers, à Phnom Penh, la “perle de l’Asie du Sud-Est” où le passé colonial ressurgit à chaque coin de rue ou de temple.

Angkor est toujours la perle du Cambodge. L’ancienne cité, l’une des plus gigantesques du Moyen-Âge, déploie ses charmes à quelques encablures de la petite ville de Siem Reap. Etape incontournable sur la route de l’ancienne capitale de l’empire Khmer, la ville alterne les architectures coloniales et chinoises. Autour du Vieux Marché, le quartier français conserve aujourd’hui encore les traces indélébiles de l’ancienne Indochine.

Depuis la résidence et les jardins royaux, on remonte le cours du fleuve et on emprunte, en général, l’avenue Charles de Gaulle pour rejoindre Angkor Vat, l’un des plus grands temples du complexe monumental. Ce joyau perdu dans la jungle ne peut qu’impressionner le visiteur. Les bâtisseurs de ce temple ont voulu rivaliser avec les dieux. Cet assemblage quasi-magique de pierres se veut la représentation du mont Meru, la demeure des dieux dans la religion hindoue.

Abandonné à la végétation luxuriante pendant près de cinq siècles, le site d’Angkor se déploie sur plus de 100 km². Des centaines de temples-montagnes émergent de la jungle derrière Angkor Vat. Une voie royale dessert chacun d’eux. Des géants minéraux gardent le passage, dont l’énigmatique Angkor Thom érigé par Jayavarman VII, le plus grand des roi-bâtisseurs khmers. Au cœur de cet empire de pierres, le temple Bayon se pare de cinquante tours décorées d’immenses visages scrutant paisiblement les quatre points cardinaux.

Il suffit ensuite de prendre plein sud pour rejoindre les rives du lac Tonlé Sap, la “grande rivière d’eau douce”, puis de le contourner à l’ouest pour débarquer à Battambang, la seconde ville du pays. Toutes les ethnies se réunissent dans ce haut lieu du commerce asiatique. Point de liaison entre la Thaïlande et Phnom Penh, la ville mélange les architectures comme les religions. On y trouve une petite mosquée, transformée en porcherie sous le régime des Khmers rouges, des temples, des pagodes, des vieilles maisons coloniales ainsi qu’un hôtel de province construit par les Italiens juste avant que les Français ne s’installent là.

Le périple se poursuit à l’est, en direction de Phnom Penh. Si l’histoire de la ville démarre bien avant celle des Français en Indochine, elle n’en conserve pas moins tous les attraits qui en ont fait, à l’époque coloniale, la “perle de l’Asie du Sud-Est”. Depuis, la cité a bien grandie et mêle avec harmonie les temples ancestraux aux flèches richement décorées à l’urbanisme le plus moderne.

Les beautés architecturales et la douceur de la vie au bord du Mékong ne sauraient faire oublier le passé macabre d’une ville, et d’un pays, meurtri par les Kmers Rouges. En quatre ans, ces maöistes pur-sang, ont tout simplement décimé la moitié de la population. Il suffit de se rendre au S21, l’ancien “bureau de la sécurité” devenu le musée du crime génocidaire, pour se faire une idée de cette longue nuit sanglante cambodgienne.

Le pays n’a jamais oublié mais il s’est remis de ces horreurs. L’optimisme cambodgien force l’admiration. La vie débordante et l’animation de certains quartiers, comme sur le quai Sisowath, invite au bonheur. Tai-chi le matin, zumba le soir, shopping à toute heure, les promeneurs y courent avant de se détendre autour d’un verre sur l’une des nombreuses terrasses qui bordent les trottoirs.

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- Guides :

- Cambodge – Laos / Guide du Routard – Ed. Hachette

- Cambodge – Guide Petit Futé

- Cambodge – Guide Lonely Planet

- Cambodge & Laos – Guide Vert Michelin

- Cambodge – Guide National Geographic

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